Emissions de CO2 automobile

Calculer les émissions de dioxyde de carbone (CO2) d'un véhicule automobile

gaz d'échappement de voiture

Quelle quantité de CO2 émettons-nous lors de nos déplacements avec des véhicules à moteur thermique ? Une prise de conscience de plus en plus importante au sujet des émissions de ce gaz à effet de serre nous amène notamment à nous poser la question.

Ci-dessous, vous trouverez un outil simple pour évaluer précisément la quantité de CO2 émise par un véhicule automobile à moteur thermique : auto - moto - sccoter - poids lourd - bateau - avion...

Calcul des émissions de CO2

Kilométrage : 
km par
Consommation moyenne : 
litres aux 100 km
Si vous avez besoin de calculer la consommation moyenne d'un véhicule, aller sur la page consommation moyenne de carburant.
Type de carburant : 





Emissions de CO2
Par kilomètre : 
165 g de CO2
Aux 100 kilomètres : 
16,5 kg de CO2
Par jour : 
6,58 kg de CO2
Par semaine : 
46,1 kg de CO2
Par mois : 
200 kg de CO2
Par trimestre : 
601 kg de CO2
Par semestre : 
1,20 T de CO2
Par an : 
2,40 T de CO2
Par décénie : 
24,0 T de CO2
Pour : 14 610 km parcourus par an.

 

CO2 et réchauffement climatique

Bien que le CO2 ne soit pas un gaz toxique (c'est un gaz neutre qui n'engendre aucune toxicité pour les êtres vivants), il participe à ce que l'on nomme (assez curieusement) l'effet de serre. Il n'est pas le seul gaz à effet de serre, loin s'en faut, mais il est émis en masse par nos diverses activités, participant au réchauffement climatique.

L'effet de serre

l'effet de serre. Expression galvaudée puisque l'effet de serre consiste à empêcher les mouvements de convection de l'air, c'est à dire empêcher l'air chaud de monter et ainsi d'évacuer la chaleur vers la stratosphère.

Or, le principe des gaz dits à "effet de serre" consiste non pas à empêcher l'ascencion des gaz chauds, mais à renvoyer une plus grande proportion des rayonnements basses fréquences de là où ils viennent et laisser plus facilement passer les rayonnements de plus hautes fréquences.

Concrètement, cela veut dire que le rayonnement solaire arrive sur terre sous forme d'un spectre à large gamme (basses, moyennes et hautes fréquences), constitué d'infra-rouges (basses fréquences, c.à.d : chaleur), de lumière visible (moyennes fréquences) et d'ultra-violets (hautes fréquences). Ce rayonnement traverse les couches atmosphériques en perdant une partie de son intensité par effet mirroir sur cette atmosphère. Le sol convertit une grosse partie de ce rayonnement multi-fréquences en basses fréquences (chaleur). Lorsque cette chaleur tente de repartir s'évacuer dans l'espace, une partie est renvoyée vers le sol par effet mirroir et non par effet de serre. Elle finira après un ou plusieurs rebonds par s'évacuer. Cette situation engendre une légère augmentation de la quantité de chaleur, avec toutes les conséquences positives et négatives qui s'ensuivent.

L'effet de serre, dont on nous bassine tant, est en réalité un effet mirroir asymétrique. Bon ok! le terme "asymétrique" ça en jette, mais en fait ça rend l'expression plutôt difficile à comprendre.Il est plus imagé de parler "d'effet de serre".

La plupart des gaz (si ce n'est tous), y compris l'air et surtout la vapeur d'eau (les nuages) engendre cet effet mirroir. C'est grâce à ce "manteau" que les températures sur Terre restent dans des gammes acceptables pour héberger la vie.

Quantité de CO2 tout au long de la vie de la Terre

La quantité de CO2 a grandement varié tout au long de l'existence de notre planète. Il y a bien longtemps, avant que la vie n'apparaisse, les taux étaient 10.000 fois supérieurs. C'est en partie grâce au CO2 que la végétation se nourrit et croît. Ainsi les bactéries, le phytoplancton et la végétation profite de cette mane qu'est le CO2 pour se développer et engendrer la vie. Sans CO2 il n'y aurait pas de vie sur Terre.

A l'époque des dinosaures, soit il y a environ 65 à 200 millions d'années (ce qui représente bien peu par rapport à la durée d'existence de la planète), les taux de CO2 étaient 4 à 5 fois supérieurs. Les températures étaient un peu plus élevées et la vie était éxubérante. Venise ne craignait pas la montée des eaux... Puisque la ville n'éxistait pas encore !

Depuis, la quantité de CO2 contenu dans l'air s'est amoindrie. L'humain est apparu et s'est multiplié et a, entre-autres, créé des villes au bord de la mer. Les fondations de l'édifice humain reposent sur un équilibre très fin des conditions environnementales. Lorsque ces dernières viennent à se modifier, ces modificaation représentent une menace pour lui.

La vie sur Terre est... vivante ! Cela signifie que les choses bougent, fluctuent au fil du temps. C'est le propre de la vie. Être acteur des modifications climatiques laisse un goût amer à beaucoup d'entre-nous. Ce rôle devrait être laissé à la Nature.

Mais pourquoi a-t-on autant d'impact sur la Nature ?

La toute première raison (qui se combine avec la deuxième) est le nombre effarant d'être humains sur la planète. Nous n'avons jamais été si nombreux et nous continuons quasi inexorablement notre ascension vers un nombre toujours plus élevé d'individus à une vitesse vertigineuse.Nous ne sommes pourtant pas tenus de battre des records, loin s'en faut. Il ne faut pas se leurrer, un jour ou l'autre cela se terminera mal.

La deuxième raison est notre faculté de polluer toujours plus. Tout être vivant aspire à de meilleures conditions de vie. C'est le propre des êtres vivants autonomes, c'est à dire des animaux et des humains, que d'assouvir ses besoins et ses désirs. Lorsque la technologie permet d'accéder à un niveau de vie plus agréable, il est difficile de résister à ses sirênes. Tant que cette technologie est neutre voire positive sur le plan environnemental et sur le plan du respect de la vie d'autrui, tant mieux. Lorsque qu'elle engendre des effets secondaires non désirables, alors il est important et urgent de la remettre en question.

Voitures électriques et CO2

Un des argumens de la voiture électrique est qu'elle ne pollue pas. Mais est-ce bien vrai ?

Effectivement, dans son environnement immédiat elle n'émet ni CO2 ni autres gaz polluants. Ce qui est un réel atout, surtout en ville où la pollution se concentre.

Mais il faut retenir que le CO2 n'est pas un gaz toxique. Il ne pose aucun problème de santé puisque c'est un gaz neutre. Il est considéré comme un polluant uniquement à cause de l'effet de serre qu'il engendre. L'atout de la voiture électrique en ville réside plutôt dans l'absence de gaz toxiques tels que le monoxyde de carbone et les dérivés souffrés.

La voiture électrique, si elle n'émet pas directement de CO2 en produit indirectement lorsque l'électricité provient des centrales au fioul ou au charbon. En France, la majeure partie de l'électricité est produite "grâce" au nucléaire. Malheureusement le nucléaire, malgré certains avantages indéniables, est l'énergie la plus dangereuse qu'il soit ! Si l'hummanité était raisonnable, elle proscrirait définitivement ce type de production. Les risques encourus sont tellement colossaux, qui plus est pour des millénaires, qu'il est suicidaire de l'utiliser. Bref à choisir, il vaut mieux émettre du CO2 que des radiations. Souhaitons que l'avenir voie se développer des centrales solaires efficientes, qui peuvent être couplées à des barrages hydroélectriques afin de remonter l'eau lorsque le soleil brille en abondance, de façon à lisser la production électrique dans le temps. Ceci est un exemple (parmi d'autres) démontrant qu'il est possible de concillier confort et énergie. Lorsque nous en serons là, la voiture électrique aura tout son sens. En attendant, il ne faut pas se leurrer, elle ne fait que déplacer les lieux de production de polluants et changer (en partie) le type de pollution.

Difficile dans ce contexte d'évaluer les émissions de CO2 des véhicules électriques. Dans les pays utilisant massivement le charbon pour produire l'électricité (et ils sont nombreux), et compte-tenu de la perte non négligeable d'énergie du "puit à la roue" (entre autres, le stockage par batteries engendre de grosses pertes d'énergie), le bénéfice de la voiture électrique s'en trouve fortement réduit.

Loin de moi l'idée de vouloir discréditer cette solution. Mais si elle semble élégante au premier abord, pour l'instant elle n'est pas la panacée.